Peut-on être arrêté à l’aéroport ? Mandat, INTERPOL et SIS
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Peut-on être arrêté à l’aéroport ? Mandat, INTERPOL et contrôles aux frontières

Oui, il est possible d’être arrêté à l’aéroport, mais le simple fait de prendre l’avion ne constitue évidemment pas un motif d’arrestation. Le risque dépend principalement de l’existence d’un fondement juridique permettant aux autorités d’intervenir : mandat d’arrêt national, mandat d’arrêt européen, signalement dans le Système d’information Schengen (SIS), demande d’extradition ou données diffusées par INTERPOL.

Les aéroports internationaux sont des points particulièrement sensibles car plusieurs contrôles peuvent s’y croiser : vérification de l’identité, contrôle des documents de voyage, contrôle frontalier et consultation de fichiers policiers ou migratoires.

Il faut toutefois distinguer une simple vérification, une retenue destinée à confirmer l’identité d’une personne et une véritable arrestation.

Une notice rouge INTERPOL, par exemple, n’est pas en elle-même un mandat d’arrêt international. Les conséquences dépendent du pays dans lequel la personne est localisée et du fondement judiciaire associé à la recherche.

Dans quels cas peut-on être arrêté à l’aéroport ?

Une arrestation à l’aéroport peut intervenir dans plusieurs situations.

Les cas les plus importants sont :

  • un mandat d’arrêt exécutoire dans le pays où se trouve l’aéroport ;
  • un mandat d’arrêt européen (MAE) ;
  • un signalement SIS aux fins d’arrestation ;
  • une demande internationale liée à une procédure d’extradition ;
  • une notice rouge ou une diffusion INTERPOL accompagnée d’un fondement permettant une arrestation provisoire ;
  • une infraction constatée directement à l’aéroport ;
  • l’utilisation de documents de voyage falsifiés, volés ou signalés ;
  • certaines mesures judiciaires ou administratives empêchant le déplacement.

Le simple fait qu’un nom figure dans une base de données ne signifie donc pas toujours qu’une arrestation doit automatiquement intervenir.

La nature du signalement et la législation du pays concerné sont déterminantes.

Les aéroports vérifient-ils les mandats d’arrêt ?

Il est plus exact de dire que les autorités présentes dans les aéroports disposent de plusieurs systèmes permettant de détecter certaines personnes recherchées.

En France, les données relatives aux déplacements aériens peuvent notamment être traitées dans le cadre du système API-PNR.

Les données API correspondent principalement aux informations d’identification et d’embarquement, tandis que les données PNR proviennent du dossier de réservation du passager.

Pour les vols concernés par ce dispositif, ces informations peuvent être rapprochées de certains fichiers de police et de sécurité.

Cela ne signifie toutefois pas que chaque réservation d’avion déclenche automatiquement une recherche exhaustive dans toutes les bases judiciaires existant dans le monde.

Les mécanismes varient également selon qu’il s’agit :

  • d’un vol intérieur ;
  • d’un vol entre pays Schengen ;
  • d’une entrée ou sortie de l’espace Schengen ;
  • d’un vol vers un État tiers ;
  • d’un transit international.

Que se passe-t-il lors du contrôle du passeport ?

Les contrôles frontaliers constituent l’un des moments où l’existence d’un signalement peut être détectée.

Dans l’espace Schengen, le Système d’information Schengen (SIS) est utilisé par les autorités frontalières, policières, douanières et judiciaires.

Le SIS peut notamment contenir des signalements concernant des personnes recherchées en vue d’une arrestation.

Il peut également contenir des données relatives :

  • aux personnes recherchées dans le cadre d’une procédure judiciaire ;
  • aux personnes faisant l’objet d’une interdiction d’entrée ou de séjour ;
  • aux personnes disparues ;
  • aux documents de voyage signalés ;
  • à certains contrôles spécifiques ou discrets.

Lorsqu’une correspondance apparaît pendant un contrôle, le système précise également aux autorités la conduite à tenir.

Un signalement lié à un mandat d’arrêt européen n’a donc pas les mêmes conséquences qu’un simple signalement destiné à localiser une personne.

Si vous souhaitez comprendre les conséquences d’une inscription dans ce système, consultez notre page consacrée à la suppression d’un signalement SIS.

Peut-on être arrêté à l’aéroport avec un mandat d’arrêt ?

Oui.

Lorsqu’un mandat d’arrêt est valable et exécutoire dans le pays où la personne est contrôlée, les autorités compétentes peuvent procéder à son arrestation.

Mais tous les mandats n’ont pas la même portée internationale.

Mandat d’arrêt national

Un mandat national est délivré par une autorité judiciaire selon le droit d’un État.

Il peut permettre l’arrestation de la personne sur le territoire concerné.

Son existence ne signifie pas automatiquement que les autorités de tous les autres pays doivent exécuter ce mandat.

Pour rechercher et arrêter une personne à l’étranger, d’autres mécanismes de coopération judiciaire ou policière peuvent être utilisés.

Mandat d’arrêt européen

Le mandat d’arrêt européen fonctionne entre les États membres de l’Union européenne.

Il permet à une autorité judiciaire d’un État membre de demander l’arrestation et la remise d’une personne se trouvant dans un autre État membre afin :

  • d’exercer des poursuites pénales ;
  • ou d’exécuter une peine ou une mesure privative de liberté.

Les personnes faisant l’objet d’un MAE peuvent être signalées dans le SIS aux fins d’arrestation.

Un contrôle effectué à l’aéroport peut ainsi conduire à l’identification du signalement et à l’interpellation de la personne.

Pour une comparaison plus détaillée, consultez également notre guide sur la notice rouge INTERPOL et le mandat d’arrêt européen.

Peut-on être arrêté à l’aéroport à cause d’une notice rouge INTERPOL ?

C’est possible, mais une distinction juridique essentielle doit être faite.

Une notice rouge INTERPOL est une demande adressée aux services chargés de l’application de la loi afin de localiser une personne recherchée et, lorsque le droit applicable le permet, de procéder à son arrestation provisoire en vue d’une extradition, d’une remise ou d’une mesure similaire.

Elle repose normalement sur un mandat d’arrêt ou une décision judiciaire délivré par les autorités du pays demandeur.

Mais une notice rouge n’est pas un mandat d’arrêt international.

Chaque pays décide de la valeur juridique qu’il lui reconnaît.

Dans certains États, une notice rouge peut constituer un élément permettant une arrestation provisoire. Dans d’autres, les autorités doivent obtenir ou vérifier un fondement juridique supplémentaire avant de priver la personne de liberté.

C’est pourquoi il est incorrect d’affirmer qu’une notice rouge entraîne systématiquement une arrestation dans n’importe quel aéroport.

Pour comprendre plus précisément cette distinction, consultez : INTERPOL peut-il procéder à des arrestations ?.

INTERPOL peut-il arrêter directement une personne dans un aéroport ?

Non.

INTERPOL ne dispose pas d’agents internationaux ayant pour mission d’arrêter eux-mêmes les voyageurs dans les aéroports.

L’organisation permet principalement aux autorités de ses pays membres d’échanger des informations policières.

Lorsqu’une personne faisant l’objet d’une notice est identifiée à Paris, Madrid, Casablanca, Londres ou dans un autre aéroport, ce sont les autorités nationales compétentes qui décident de la conduite à tenir selon leur législation.

Elles peuvent notamment :

  • vérifier l’identité ;
  • confirmer la validité du signalement ;
  • contacter les autorités du pays demandeur ;
  • procéder à une arrestation lorsque le droit applicable le permet ;
  • engager une procédure judiciaire ;
  • ou décider qu’aucune arrestation ne peut être effectuée sur le seul fondement des informations disponibles.

Peut-on être arrêté pendant une escale ?

Oui.

Une escale internationale peut placer le voyageur sous la juridiction et les mécanismes de contrôle du pays de transit.

Cela signifie qu’une personne qui ne prévoyait pas de séjourner dans ce pays peut néanmoins être confrontée à un contrôle.

Le risque dépend notamment :

  • de l’aéroport ;
  • du type de transit ;
  • de la nécessité ou non de passer le contrôle frontalier ;
  • du statut du voyageur ;
  • de la nature du signalement ;
  • des règles nationales relatives à l’arrestation provisoire et à l’extradition.

Un transit ne doit donc pas être considéré comme juridiquement neutre.

La question générale de la possibilité de voyager lorsqu’un mandat existe est traitée séparément dans notre guide : peut-on voyager avec un mandat d’arrêt ?.

Peut-on être arrêté sur un vol entre deux pays Schengen ?

L’absence de contrôle systématique aux frontières intérieures de l’espace Schengen ne signifie pas qu’une personne recherchée ne peut pas être identifiée ou arrêtée.

Les autorités nationales peuvent effectuer des contrôles policiers conformément à la législation applicable.

Le SIS peut également être consulté lors de contrôles effectués par les services habilités.

La situation est donc différente d’un passage classique à une frontière extérieure, mais un déplacement à l’intérieur de l’espace Schengen n’annule pas un mandat ou un signalement actif.

Un mandat d’arrêt européen reste applicable dans l’ensemble des États membres concernés.

Qu’en est-il des vols intérieurs en France ?

Un vol entre deux aéroports français métropolitains ne comporte normalement pas le même contrôle frontalier qu’un vol provenant d’un pays extérieur à l’espace Schengen.

Cela ne signifie toutefois pas qu’une personne faisant l’objet d’un mandat français peut voyager sans risque.

Une arrestation peut intervenir chaque fois que les forces de l’ordre identifient une personne recherchée et disposent du fondement légal nécessaire pour exécuter la mesure.

Il faut donc distinguer :

absence de contrôle frontalier systématique et absence de possibilité d’arrestation.

Ce ne sont pas deux notions équivalentes.

Le nouveau système EES change-t-il les contrôles dans les aéroports ?

Depuis le déploiement du système européen d’entrée/sortie — Entry/Exit System (EES) — les contrôles aux frontières extérieures de l’espace Schengen sont davantage numérisés pour les ressortissants de pays tiers concernés.

L’EES enregistre notamment des informations relatives aux entrées, sorties et refus d’entrée.

Il ne faut cependant pas confondre l’EES avec une base de personnes recherchées.

Le système utilisé pour les signalements concernant notamment certaines personnes recherchées reste principalement le SIS, tandis qu’INTERPOL dispose de ses propres systèmes de coopération et bases de données.

Ces différents dispositifs peuvent intervenir dans le même environnement frontalier mais ils ne remplissent pas la même fonction.

Que se passe-t-il après une arrestation à l’aéroport ?

Il n’existe pas de procédure universelle applicable à toutes les arrestations en aéroport.

La suite dépend du fondement juridique de l’intervention.

Si le mandat est français

Les autorités appliquent les règles françaises correspondant au mandat et à la procédure pénale concernée.

Si un mandat d’arrêt européen est détecté

La procédure prévue pour l’exécution du MAE est engagée.

La personne dispose de droits spécifiques, notamment en matière d’information, d’assistance juridique et, lorsque cela est nécessaire, d’interprétation.

La question de sa remise à l’État d’émission est ensuite examinée dans le cadre de la procédure judiciaire applicable.

Si la recherche provient d’un État hors de l’Union européenne

La situation peut relever d’une procédure d’extradition.

Les autorités doivent notamment examiner le fondement de la demande, les règles nationales, les conventions internationales applicables et les éventuels motifs permettant de refuser l’extradition.

Si seule une notice INTERPOL apparaît

Les autorités vérifient généralement la notice et le fondement judiciaire de la recherche.

La présence d’une notice rouge ne remplace pas automatiquement les exigences juridiques prévues par le droit national pour procéder à une arrestation ou maintenir une personne en détention.

Combien de temps peut-on être détenu après une arrestation à l’aéroport ?

Il n’existe pas de réponse unique.

Les délais dépendent notamment :

  • du pays où intervient l’arrestation ;
  • de l’instrument juridique utilisé ;
  • de l’existence d’un mandat national ;
  • d’un mandat d’arrêt européen ;
  • d’une demande d’arrestation provisoire ;
  • d’une procédure d’extradition ;
  • du contrôle effectué par l’autorité judiciaire compétente.

Il est donc incorrect d’appliquer systématiquement un même délai de 40, 60 ou 72 heures à toutes les personnes arrêtées dans un aéroport.

Une personne arrêtée doit être informée des motifs de la mesure et des droits que lui reconnaît la législation applicable.

Que faire en cas d’arrestation à l’aéroport ?

Lorsqu’une personne est arrêtée ou privée de liberté dans un contexte international, plusieurs points doivent être vérifiés rapidement.

Il est notamment important de déterminer :

  1. quelle autorité procède à l’arrestation ;
  2. quel est le fondement juridique invoqué ;
  3. quel pays recherche la personne ;
  4. s’il existe un mandat d’arrêt ;
  5. s’il s’agit d’un MAE, d’une notice rouge, d’un signalement SIS ou d’une demande d’extradition ;
  6. quels recours sont disponibles.

La personne concernée doit demander à être informée du motif de son arrestation et peut solliciter l’assistance d’un avocat conformément au droit applicable.

Lorsqu’un Français est arrêté à l’étranger, il peut également demander à contacter les autorités consulaires françaises. Le consulat peut notamment fournir des informations et une liste d’avocats locaux, mais il ne remplace pas l’avocat chargé de la défense.

Il est également prudent de demander un interprète lorsque la procédure se déroule dans une langue que la personne ne maîtrise pas suffisamment.

Comment savoir avant un voyage si l’on est recherché par INTERPOL ?

La première vérification consiste souvent à rechercher son nom dans la base publique des notices rouges d’INTERPOL.

Mais cette méthode n’est pas exhaustive.

Toutes les notices ne sont pas rendues publiques et d’autres données peuvent circuler dans les systèmes de l’organisation.

Notre guide comment savoir si je suis recherché par INTERPOL explique les différentes possibilités de vérification.

Lorsqu’il existe des raisons concrètes de penser que des données sont enregistrées dans le système d’information d’INTERPOL, il est également possible d’effectuer une demande d’accès aux données INTERPOL auprès de la Commission de contrôle des fichiers d’INTERPOL (CCF).

L’absence de notice publique ne doit donc pas être interprétée comme une garantie absolue de l’absence de signalement.

Peut-on supprimer une notice rouge avant de voyager ?

Lorsqu’une notice rouge ou d’autres données enregistrées par INTERPOL ne respectent pas les règles de l’organisation, une demande de rectification ou d’effacement peut être introduite auprès de la CCF.

Une procédure de suppression d’une notice rouge INTERPOL peut notamment reposer sur des questions telles que :

  • le caractère politique de la procédure ;
  • le non-respect des règles de traitement des données ;
  • des informations incorrectes ou obsolètes ;
  • certaines atteintes aux droits fondamentaux ;
  • l’absence ou la disparition du fondement de la recherche ;
  • d’autres violations des règles applicables d’INTERPOL.

L’analyse doit toutefois être effectuée au cas par cas.

La suppression d’une notice INTERPOL n’entraîne pas nécessairement l’annulation du mandat national ayant servi de fondement à sa publication.

Peut-on donc être arrêté à l’aéroport sans le savoir ?

Oui.

Une personne peut découvrir l’existence d’une mesure lors d’un contrôle si elle n’a pas été précédemment informée de la procédure ou si certaines données ne sont pas publiques.

Mais l’inverse est également important : un contrôle supplémentaire ou une retenue à l’aéroport ne signifie pas automatiquement qu’une personne fait l’objet d’une notice rouge INTERPOL.

D’autres raisons peuvent expliquer l’intervention des autorités, notamment :

  • un problème concernant les documents de voyage ;
  • un signalement SIS ;
  • une mesure nationale ;
  • une question d’immigration ;
  • une homonymie nécessitant une vérification ;
  • un contrôle douanier ou policier ;
  • une procédure judiciaire sans rapport avec INTERPOL.

Il faut donc identifier précisément la source et la nature du signalement avant de tirer des conclusions.

Dr. Anatoliy Yarovyi
Associé Principal
Anatoliy Yarovyi est docteur en droit, titulaire d’un Master en droit de l’Université de Lviv et de l’Université Stanford. Il a été l’un des candidats à un poste de juge à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Il est spécialisé dans la représentation des intérêts de ses clients auprès de la CEDH et d’Interpol pour des affaires concernant l’extradition, la réputation personnelle et professionnelle, la protection des données et la liberté de circulation.
Téléphone: +357 96 447475
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    Questions fréquentes

    Peut-on être arrêté à l’aéroport avec un mandat d’arrêt ?

    Oui. Si un mandat exécutoire est détecté et permet légalement l’arrestation dans le pays concerné, les autorités peuvent procéder à l’interpellation de la personne.

    Une notice rouge INTERPOL entraîne-t-elle automatiquement une arrestation ?

    Non. Une notice rouge n’est pas un mandat d’arrêt international. Chaque pays détermine les conséquences juridiques qu’il lui reconnaît.

    Les contrôles de passeport peuvent-ils détecter une personne recherchée ?

    Oui. Les autorités frontalières disposent notamment de systèmes permettant d’identifier certaines personnes faisant l’objet de signalements. Dans l’espace Schengen, le SIS joue un rôle central dans ce mécanisme.

    Peut-on être arrêté pendant une escale ?

    Oui. Une personne peut être contrôlée et éventuellement arrêtée dans un pays de transit lorsque les conditions prévues par le droit local sont réunies.

    Peut-on être arrêté sur un vol intérieur ?

    Oui. L’absence de contrôle frontalier systématique ne protège pas une personne contre l’exécution d’un mandat valable si elle est identifiée par les autorités.

    INTERPOL arrête-t-il les personnes dans les aéroports ?

    Non. INTERPOL facilite l’échange international d’informations. Les arrestations sont effectuées par les autorités nationales compétentes.

    Peut-on savoir si une notice rouge existe avant de prendre l’avion ?

    La base publique d’INTERPOL peut être consultée, mais elle n’affiche pas toutes les notices. Dans certaines situations, une demande d’accès auprès de la CCF peut permettre de vérifier si INTERPOL traite des données concernant une personne.

    Une arrestation à l’aéroport entraîne-t-elle automatiquement une extradition ?

    Non. Une arrestation et une extradition sont deux étapes différentes. Une procédure judiciaire doit déterminer si les conditions de remise ou d’extradition sont réunies.

    Combien de temps peut durer une détention après une arrestation à l’aéroport ?

    Cela dépend du pays, du type de mandat ou de signalement et de la procédure applicable. Il n’existe pas de délai universel valable pour toutes les situations.

    Un signalement SIS et une notice rouge INTERPOL sont-ils la même chose ?

    Non. Le SIS est un système européen utilisé notamment par les pays Schengen, tandis qu’INTERPOL est une organisation internationale de coopération policière. Une même personne peut être concernée par plusieurs mécanismes, mais ils ont des bases juridiques et des fonctions différentes.

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